juil 16 12

Intervention de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen le 5 juillet 2016 pour l’imposition de règles sociales et environnementales aux multinationales et pour la signature de conventions de l’Organisation internationale du travail.

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juil 16 11

Le Parlement européen a adopté au cours de sa session de juillet la proposition de créer un corps européen de garde-frontières et de garde-côtes. Ça sentait bon ? Vraiment pas. Car la proposition de la Commission sur le sujet consiste en fait à renforcer l’Agence de gestion des frontières extérieures, Frontex.migrants2

Tout d’abord, rappelons que cette agence n’est pas en charge de sauver les migrants en péril comme elle le prétend, mais de les filtrer. « L’Europe forteresse » reste le rêve absurde de nombre des têtes d’œufs de l’eurocratie. Ne croyez pas que l’exercice soit anodin. Car les cas de violations des Droits de l’Homme, dans cet exercice, sont régulièrement dénoncés par les ONG. Assez franchement, ce texte interdit toute initiative politique alternative de la part des États membres pour accueillir les migrants. Et les États seront même soumis à des tests obligatoires de « vulnérabilité ». On se demande comment. Juncker va-t-il faire débarquer des faux immigrants sur les plages pour vérifier si les États sont bien en capacité de les empêcher de débarquer ? Et sinon ? Je veux dire : et si un État s’avère impuissant à le faire, qu’est-il prévu ? Une énormité ! L’agence pourra organiser le déploiement de gardes-frontières sans l’autorisation préalable de l’État en question ! Un cas typique de la nouvelle « souveraineté limitée » à laquelle sont astreint les États de « l’Europe qui nous protège »

Et pour bien souligner le changement de direction, cerise sur le gâteau : l’État devra mettre à disposition son personnel et le placer sous commandement du nouveau corps européen sur simple ordre donné par les eurocrates. Notre chère Union ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Elle se propose également de modifier le rôle de certaines agences européennes pour en faire des auxiliaires de Frontex dans le cadre de la chasse généralisée aux migrants et réfugiés. Ainsi, l’agence européenne pour la sécurité maritime, qui avait pour mission initiale d’assurer la sécurité dans le transport maritime et la surveillance des pollutions liées à ce transport, se voit désormais chargée de « la fourniture de services de surveillance et de communication fondés sur des technologies de pointe » et de la coopération « en ce qui concerne les fonctions de garde-côtes ». Quelle belle évolution des missions ! Ce n’est pas tout.

L’Agence européenne de contrôle des pêches, qui a pour mission initiale de contrôler les opérations liées à la pêche pour les captures et les débarquements, se voit elle aussi enrôlée dans la pèche aux migrants. Elle se voit attribuer de nouvelles fonctions, telles que : le « contrôle des frontières », « la fourniture de services de surveillance et de communication » ou encore le « partage des capacités d’actifs entre les secteurs et les frontières pour permettre la planification et la mise en œuvre d’opérations pluridimensionnelles ».

Bref, réquisition générale de tous les moyens hier affectés à des tâches de haut niveau pour installer tout le monde dans des opérations de police sans horizon. Ah, j’allais oublier. Dans le rapport adopté pour faire face aux vagues d’immigration aux moyens de gardes côtes, il va de soi, évidement, que l’arrêt des interventions européennes qui ont semé le chaos régional syrien et forcé ces populations à l’exil ne fait aucunement partie de la réflexion. Et pas davantage le respect des droits fondamentaux et du droit d’asile. Le droit international dont tout cela relève en dernière analyse est tout juste évoqué. Histoire de dire. Et de ne pas faire avec bonne conscience.


juil 16 07

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Voici ci-dessous la copie d'une lettre, adressée au président du Parlement européen, Martin Schulz, que j'ai co-signée au sujet du traitement intolérable des employés des cantines du Parlement par le groupe COMPASS

Monsieur Le Président,

Nous nous adressons à vous au titre de votre fonction et en votre qualité de président du Bureau du Parlement européen.
A la fin de la semaine dernière, plusieurs députés ont été informés des préoccupations formulées par plusieurs organisations syndicales et professionnelles représentées au Parlement européen concernant des évènements intervenus récemment à l’initiative de Compass Group.
Selon ces informations, un certain nombre d’employés de Compass Group travaillant depuis de nombreuses années au Parlement européen ont été licenciés de manière particulièrement abrupte à la fin de la semaine dernière.
Les informations qui nous ont été communiquées font également état d’une atmosphère de travail stressante, d’un accroissement sensible de la charge de travail et d’un recours plus fréquent au chômage économique.
Par ailleurs, nous sommes nombreux à avoir constaté que depuis l’arrivée du nouveau prestataire en charge de la restauration, les prix ont notoirement augmenté dans tous les restaurants tandis que les quantités et la qualité semblent en baisse dans les cantines.
Bien sûr, nous savons que le Parlement européen a décidé de diminuer son intervention budgétaire au bénéfice des cantines. Cela peut se comprendre, pour autant que le rôle exemplaire que le Parlement européen veut s’attribuer devant l’opinion publique en matière de respect des droits sociaux se vérifie dans les faits.
Les pratiques qui nous interpellent sont d’autant plus singulières que le Parlement européen utilise notamment l’argument de l’amélioration du statut du personnel pour justifier sa décision d’internaliser le service des chauffeurs. Nous ne souhaitons pas l’internationalisation du personnel des cantines, mais nous apprécierions que le Parlement européen veille à ce qu’ils soient traités avec la considération qui convient.
Nous sommes convaincus que vous aurez à cœur de répondre à ces préoccupations et de prendre les mesures nécessaires pour remédier à cette situation.
Dans l’attente de vous lire, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos respectueuses salutations.


juil 16 06

Jeudi 7 juillet peut être une date historique dans la déchéance de l’Union européenne. Pour la première fois, la Commission s’apprête à imposer à l’Espagne et au Portugal une amende égale à 0,2% de leur richesse. Ces deux pays seraient punis pour avoir dépassé le déficit autorisé par l’équipe Juncker. Ils cesseront également de recevoir les fonds de développement de l’Union ! Pour ces pays, se serait une saignée de plus. Elle aggravera d’ailleurs leur déficit. Absurde!

Au lendemain du Brexit, on peut parler d’une décision non seulement inacceptable mais totalement provocatrice. Cette Union européenne devient un camp disciplinaire pour les peuples. Quel peuple va vouloir rester dans cette camisole de force ? Tel est le résultat des pressions du gouvernement allemand, de Schäuble et Merkel pour durcir l’application des traités budgétaires qui détruisent leurs concurrents et permettent d’annexer leur économie.

Il est temps de changer du tout au tout un tel système autodestructeur.


juil 16 06

Intervention de Jean-Luc Mélenchon sur le Brexit au Parlement européen le 5 juillet 2016.

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