Voici une consigne, en quelque sorte. Il va falloir suivre attentivement l’actualité parlementaire. Vous avez bien compris que le 21 février passait à l’Assemblée Nationale la ratification du traité nommé « Mécanisme européen de stabilité». J’ai expliqué ici même et en meeting le contenu de ce premier traité. On peut faire une séance de rattrapage de son information en consultant mon blog de parlementaire européen. Il faut savoir que la droite le votera. Mais peut-être y aura-t-il de nouveau une grève perlée des élus de droite que ce nouvel avatar de la merkelomania révulse. Les nôtres seront donc tous là sur le pont. Reste le cas des socialistes. Ceux-là ont refusé de nous aider quand nous avons demandé un vote solennel avec un scrutin public. C’est donc au hasard de l’horaire de la séance qu’aura lieu le vote. Il aura lieu à main levée. Bonne occasion pour tous les pleutres de prétexter leur absence afin de ne pas se prononcer et, pour vivre heureux, de vivre bien cachés. Mes lecteurs auront donc à cœur d’interpeller leurs parlementaires. Surtout ceux qui ont voté « Non » en 2005 et ceux des cent-quinze socialistes qui ont voté comme moi contre le Traité de Lisbonne à Versailles en 2007. Ne les lâchez pas. Le soir du vote suivez-le sur LCP et harcelez ceux qui doivent l’être. Après le vote demandez des comptes. Il faut tout faire pour que cette histoire ne soit pas enterrée dans l’indifférence. Ne pas perdre de temps à gémir contre cette nouvelle tentative de coup fourré : lutter pied à pied. Nous allons retourner la tendance.
Si nous menons bien cette mobilisation nous allons en effet bien avancer. Quels sont nos objectifs ? D’abord et avant tout élever le niveau de conscience et de politisation des citoyens en général. Politiser, cela veut dire pousser à prendre partie. J’ai presque envie de dire qu’il est important pour nous que les partisans du « Oui » aussi sortent du bois. Nous avons besoin du débat et de la contradiction des points de vue pour construire une conscience civique large. Notre but doit être d’enfoncer la droite en l’obligeant à assumer sa responsabilité devant le très grand nombre des citoyens. Et surtout de la majorité qui a voté « Non » au référendum de 2005 et à qui le coup tordu de l’adoption du Traité de Lisbonne est resté en travers de la gorge. En minorisant le point de vue du « Oui » au Traité de Lisbonne nous ancrons notre raisonnement comme une sorte d’évidence pour le pays tout entier. C’est une base solide non seulement pour le prochain vote aux élections présidentielle et législatives. Il me semble en particulier que nos candidats aux élections législatives doivent clairement et fortement s’identifier sur cette lutte si hautement politique. Surtout en face des sortants et candidats socialistes et Verts. Car ceux-là vont nécessairement eux aussi être mis en demeure de se positionner. S’il leur est impossible de le faire en cachette ou à la sauvette, la ligne du « Oui » de François Hollande ne tiendra pas. En poussant une majorité de socialistes à voter « Non », nous élargissons l’espace de l’audience de nos idées. Elles ne sont pas notre propriété. Notre intérêt à long terme est de créer de nouvelles hégémonies d’idées. Notre tâche à cet instant est fixée. Nous devons parvenir à ringardiser le « Oui », à le rendre honteux, fuyant. Et s’il est encore majoritaire que ce soit d’une façon qui semble aux yeux de tous comme usurpée ou illégitime. De cette façon nos préparons le round suivant. Celui qui arrivera avec le nouveau traité, celui qui devrait être signé en mars et que le prochain gouvernement devra nécessairement soumettre à ratification.
Quel lien existe-t-il entre le vote du Mécanisme européen de stabilité financière et le nouveau traité ? François Hollande a affirmé que les deux questions étaient séparées. « Déconnectées » a-t-il dit. C’est faux ! Il se trompe. Dans le « Mécanisme européen de stabilité financière » qui sera mis au vote le 21 février, il est précisé dès les considérants que « le présent traité et le TSCG (traité « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire ») sont complémentaires dans la promotion de la responsabilité budgétaire et de la solidarité au sein de l'Union économique et monétaire ». Est ainsi gravé dans le marbre que l’octroi d’une assistance financière de la part du Mécanisme européen de stabilité est conditionné par la ratification du TSCG à signer en mars prochain. Qui vote l’un doit voter l’autre.
Pourquoi est-ce si important de bousculer les socialistes et de les pousser à se compter entre eux sur cette question ? Parce que nous gagnons sur tous les tableaux. Contre la droite dont nous dénonçons le traité, ce qui est aussi le meilleur moyen de pousser les socialistes à désobéir à leur chef. Plus nous convainquons contre les traités mieux nous pouvons stigmatiser la droite. Accoler le nom d’un candidat de droite aux législatives à cette nouvelle turpitude devrait faire autant de dégâts que ceux que va devoir subir Nicolas Sarkozy lui-même. Plus il y a de socialistes de notre avis et qui le manifestent, meilleure est notre situation pour la suite des événements et les jours d’après, quels qu’ils soient, puisque la partie européenne va continuer au-delà des élections.
Un bon angle d’attaque sera celui de l’exigence d’un référendum comme cela a déjà été dit ici même. Qu’il s’agisse du « Mécanisme européen » ou du nouveau traité de mars, Hollande a déjà dit qu’il n’en voulait pas. Mais voici deux faits nouveaux qui viennent élargir notre espace et notre audience. Le premier vient de la droite elle-même. C’est François Fillon qui vient de proposer qu’un tel référendum ait lieu. J’ai immédiatement dit, par communiqué de presse que j’approuvais ! J’ai aussi dit qu’il ne lui restait plus qu’à convaincre Sarkozy et Hollande. Et j’ai conclu en lui disant que j’étais prêt à l’aider. Humour. Plus sérieusement : les socialistes ont mis le doigt dans l’engrenage. En proposant une motion référendaire à l’Assemblée à propos de la TVA sociale ils ont eux-mêmes légitimé la procédure. D’ailleurs, en 2007, après s’être abstenu à Versailles, n’avaient-ils pas déjà déposé une motion référendaire sur le Traité de Lisbonne ? Quoiqu’il en soit, si nous obtenons qu’une partie des socialistes, ceux du « Non » confirment leur vote d’alors en votant contre le « Mécanisme européen de stabilité » et en demandant un référendum, nous aurons largement enfoncé le dispositif du consentement à la sauce Hollande-Moscovici. L’échec du traité libéral est à portée de main. Au boulot !
17 février 2012 à 20 h 28 min
J'ai voté "oui" au référendum de 2005 et le regrette bien aujourd'hui. D'abord parce que l'Europe qu'on nous inflige ne correspond en rien à ce que j'espérais et plus encore à cause du mépris de ceux qui se sont assis sur le vote des citoyens. Je me dis que s'il l'on ne respecte pas le peuple dans son vote alors cette Europe ne peut pas être bonne. Alors je serai très vigilante le 21 février et j'ai déjà envoyé un message au député de ma circonscription.
Vive la révolution citoyenne!
19 février 2012 à 20 h 20 min
Pourquoi ne pas écrire un questionnaire d'urgence, posant les questions les plus importantes pour l'avenir de tous les français, (Europe, dette, délocalisation, fiscalité, logement, chômage, éducation, santé, solidarité ...) qui serait envoyé à tous les candidats et ensuite les réponses (ou pas) seraient publiés dans l'Humanité Dimanche...
20 février 2012 à 13 h 13 min
Je suis pret à voter pour la candidat qui presenteras "Une austérité partagée ,y compris les elus qui doivent renoncer aux cumuls,voiture de fonction attitrée,et baisse de leurs indemnités plafonnées à 4500 Euros,sans compter les complaisances dont ils beneficient dans l'exercice de leur fonction"CHICHE!!!!::
27 février 2012 à 1 h 06 min
"Ce n'est pas l'Euro qu'il faut sauver, c'est notre peau ! L'économie nous appartient, reprenons la main !" au http://0z.fr/h9D6w sur L'Abolition de la Raison, le feuilleton psychiatrique de la mondialisation et des politiques.
La "crise" est un scénario écrit par la Mondialisation et réalisée par ses collabos, les politiques. L'Euro est un montage qui relève de la malhonnêteté intellectuelle, économique, sociale, fiscale afin d'asservir les peuples du monde entier sous des prétextes fallacieux de faillites inexistantes, au vu des profits réalisés par les banques, les grands groupes, les grandes fortunes et les magouilles boursières. La monnaie française est aujourd'hui sous l'autorité et la responsabilité exclusive des banques, l'adoption de la constitution Européenne a été refusée par les français par référendum et adopté par magouilles politique notoires incontestables. Où est engagée la responsabilité des Français dans le secteur de l'économie et dans le secteur des décisions Européennes conduisant la france à la faillite et à l'esclavage?
N'existe-t-il pas d'hommes de droit capables de faire valoir les droits des citoyens face à la réalité de la situation, et permettre à des millions de Français de porter plainte contre les véritables responsables de la faillite de l'états que l'on transforme en faillite du peuple et dont les citoyens ne sont responsables d'aucune manière et pour preuve ?
"Ce n'est pas l'Euro qu'il faut sauver, c'est notre peau ! L'économie nous appartient, reprenons la main !" est une proposition pour remettre l'économie à sa véritable place et avant tout, que les citoyens retrouvent leur véritable place au sein du monde, VIVRE. Utopique sûrement, mais aujourd'hui seul au opération de masse pacifique prendra par surprise l'arrogance de la Mondialisation et de la mafia politique.
Devenons aussi "intelligents" et solidaires que la mondialisation et les politiques, mettons au placard nos querelles partisanes, le seul fond de commerce des politiques et de la Mondialisation : DIVISER POUR REGNER !
Seul notre volonté et notre courage à nous faire confiance nous permettront de ne pas laisser à nos enfants la dette et l'esclavage de notre laxisme.
Les citoyens se sont fait voler la démocratie et leur souveraineté par la mafieux de la Mondialisation et des politiques, méprisant le sens même de la République.
J'espère que bientôt nous serons des millions de citoyens à avoir pris conscience que seul l'argent est l'arme fatal contre la Mondialisation et les politiques, et que nous allons nous associer afin de mettre en place la plus grande révolution économique de l'histoire : fédérer tous les usagers bancaires afin de devenir une force de frappe incontournable représentant des milliards de dépots mensuels dans un établissement bancaire choisi démocratiquement par les adhérents de cette fédération.
Je suis à la disposition de tous pour finaliser le montage de cette...
31 mars 2012 à 21 h 05 min
Les propositions de Mélenchon sont sympathiques, mais sont-elles réalistes?
Peut-on vraiment s'affranchir de certains traités sans quitter l'UE?
Légalement, cela semble difficile: http://contrelacour.over-blog.fr/article-le-programme-de-jean-luc-melenchon-au-regard-du-droit-de-l-union-europeenne-chronique-presidentiell-101833395.html
10 avril 2012 à 9 h 33 min
je suis d'accord avec cette vision de la crise