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juin 11 07

Intervention de Gabriele Zimmer, députée européenne Die Linke

Madame la Présidente, cette région du monde nous préoccupe tous beaucoup et nous savons bien que le risque d’une guerre civile n’est pas exclu, loin s’en faut. Les événements qui se déroulent actuellement à Abyei témoignent de l’extrême fragilité du processus de paix mis en place.

Le conflit qui a éclaté est dramatique. L’armée du Nord occupe Abyei et 15 000 personnes ont pris la fuite. J’estime que l’Union européenne doit apporter son aide, comme elle l’a fait dans le passé, d’une manière très tangible, c’est-à-dire en fournissant le plus rapidement possible une aide humanitaire et alimentaire aux réfugiés déplacés, ainsi qu’en préparant l’aide humanitaire d’urgence en faveur des réfugiés.

Même en faisant abstraction de cette escalade du conflit, plus de 40 % de la population du Sud-Soudan dépendent déjà de l’aide alimentaire. Le Sud-Soudan sera l’un des pays les plus pauvres de la terre et si nous voulons que les Objectifs du millénaire pour le développement se concrétisent ici aussi, il est impératif que les moyens alloués par le Conseil – 200 millions d’euros – soient véritablement consacrés à la sécurité alimentaire, à l’éducation et à la santé dans cette partie du monde.

Mon groupe préconise le retrait immédiat des unités armées du Nord-Soudan et du Sud-Soudan d’Abyei, le respect de l’accord de paix global, ainsi que la reconnaissance de la zone démilitarisée. Dans l’optique de l’extension du mandat des Nations unies – et cette extension a fait l’objet de discussions –, nous demandons que les risques et les problèmes tels que ceux qui sont apparus dans le cadre de la mission de la MONUSCO en République démocratique du Congo soient pris en considération et évalués.

Nous sommes déçus de constater l’absence dans cette résolution d’une réelle exigence quant à l’annulation de la dette et à un examen des dettes extérieures. Je trouve cela regrettable.

juin 11 06
Du côté du groupe GUE/NGL

Résistance face à l’accord UE-Canada!

Intervention de Paul Murphy, député européen du Socialist Party  (Irlande)

Madame la Présidente, les négociations d’un accord commercial entre l’UE et le Canada ont été menées par les grandes multinationales européennes et canadiennes qui souhaitent accéder à des services publics essentiels afin de faire des profits aux dépens des travailleurs et des consommateurs.

Cet accord constituerait une charte de la privatisation, notamment en ce qui concerne l’eau, les télécommunications et l’électricité. La partie sur l’investissement accorderait, de manière scandaleuse, aux grandes sociétés le droit de poursuivre les gouvernements lorsque les politiques sociales ou environnementales touchent à leurs bénéfices excessifs.

Les sables bitumineux du Canada sont devenus un terrain de jeu pour les grandes entreprises pétrolières comme BP, Total et Shell. Ces réserves de pétrole produisent plus de trois fois plus d’émissions carbone que le pétrole conventionnel, leur extraction est également extrêmement préjudiciable à l’environnement local et elle constitue une menace pour les communautés des Premières nations qui vivent dans les régions concernées.

Cet accord commercial pourrait, il me semble, permettre que ce pétrole soit importé en Europe. Il est urgent que les syndicats européens et canadiens, ainsi que les militants environnementaux et des Premières nations s’unissent et agissent pour résister à l’accord proposé.

 

avr 11 07

Sabine WilsDéclaration de Sabine Wils, eurodéputée GUE/NGL pour Die Linke (Allemagne)

Il faut un plan de sortie du nucléaire dans l'Union européenne. Toutes les usines nucléaires de plus de 25 ans, doivent être déconnectées. Elles doivent être obligatoirement soumises à une évaluation de la sécurité de toutes leurs chaînes de production. Ces évaluations doivent inclure aussi les risques liés à leurs localisations géologiques. Les résultats de ces études devront être publiés. Les centrales nucléaires qui présentent des risques de sécurité, doivent être débranchées définitivement. Et  nous avons besoin  d'un moratoire en ce qui concerne la construction de nouvelles centrales atomiques."

La directive du Conseil relative à la sécurité des usines nucléaires dans l'Union européenne pour l'année 2009 n'était valable que sur le moment pour le niveau de sécurité existant dans les divers Etats membres. Il faut la réviser le plus vite possible

Cette révision doit se faire avec la participation du Parlement et pas sur la base du Traité EURATOM. Je plaide pour qu'une initiative demandant au Conseil et à la Commission de présenter une proposition de directive en ce sens soit lancée par un maximum de groupes politiques au Parlement.

Après Tchernobyl et le sinistre de Fukushima, c'est clair pour toutes et tous: L'énergie nucléaire incarne un risque permanent! Il faut donc orienter les standards de sécurité nucléaire vers les meilleures technologies disponibles du moment.

 J'invite au Conseil et à la Commission à développer un plan de sortie du nucléaire pour l'Union européenne et à initier la transition vers des énergies 100 % renouvelables.

avr 11 06

Rui TavaresCommuniqué de Rui Tavares, eurodéputé GUE/NGL pour le Bloc de Gauche (Portugal)

La politique de migration de l'Union européenne est une honte. Nous avons créé une situation où ces personnes doivent attendre dans des camps à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE, en attente d'une réponse claire.

L'UE sait qu'elle doit augmenter le nombre de réfugiés qu'elle réinstalle mais elle est à présent dans une situation où elle se joue de la vie des gens.

Puisque les personnes qui viennent d'Afrique du Nord et spécialement de Libye sont des réfugiés, ils devraient avoir droit à la protection au titre du mécanisme d'urgence.

Le Parlement européen a réclamé un tel mécanisme lors de l'adoption de mon rapport sur la réinstallation il y a plus d'un an.

Malheureusement, le Conseil a refusé d'agir pour finaliser sa partie dans la procédure de codécision.

Le Parlement a fait la moitié du travail; le Conseil doit à présent se prononcer rapidement afin d'éviter de nouvelles tragédies.

sept 10 07

Cornelis de JongDéclaration de Cornelis de Jong, eurodéputé GUE/NGL pour le Socialistische Partij  (Pays Bas)

Madame la Présidente, Madame la Commissaire, mon partenaire et moi vivons ensemble depuis plus de 21 ans. Nous avons récemment choisi de faire enregistrer officiellement notre partenariat, puisque cette possibilité existe aux Pays-Bas. En d’autres termes, nous bénéficions aux Pays-Bas de droits exactement identiques à ceux des couples hétérosexuels mariés. Nous aurions pu, soit dit en passant, choisir de nous marier, puisque cette possibilité est ouverte aux couples de même sexe aux Pays-Bas.

Supposons que je décide d’aller travailler en Pologne et que mon partenaire m’accompagne. Dans ce cas, nous ne serions plus considérés comme un couple, puisque la Pologne ne reconnaît pas encore les partenariats de même sexe. En d’autres termes, l’exercice du droit à la libre circulation des travailleurs nous ferait perdre plusieurs droits fondamentaux, dans le domaine de la sécurité sociale et des retraites par exemple. Les couples hétérosexuels mariés peuvent tout simplement conserver leur état civil, mais pas les couples de même sexe. Il s’agit par conséquent d’une entrave au droit à la libre circulation. Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique ne demande pas à la Commission de présenter des propositions visant à l’harmonisation du droit familial dans ce domaine. Les États membres restent compétents en la matière. Toutefois, nous demandons à la Commission de présenter des propositions garantissant l’égalité des droits de tous les travailleurs employés et indépendants dans le cadre de la libre circulation.

La Commission semble pour le moins hésitante actuellement s’agissant de concevoir ces propositions. C’est pour cette raison que mes collègues députés et moi-même avons réclamé le débat de cet après-midi. J’espère sincèrement que la commissaire sera en mesure de nous assurer que des mesures seront rapidement prises sur ce plan et que les couples, homosexuels ou hétérosexuels, s’installant dans un autre État membre jouiront des mêmes droits, dans le domaine de la sécurité sociale et des retraites, par exemple.



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